Sofitel Legend Santa Clara : l’amour, les hôtels et autres démons

Sofitel Legend Santa Clara : l’amour, les hôtels et autres démons

C’est une déclaration d’amour à Carthagène sous la forme d’un hôtel. Le Sofitel Legend Santa Clara, ou simplement le “Santa Clara”, fait partie intégrante de la vieille ville.

On dit que Gabriel García Márquez venait régulièrement y boire un verre – sa maison était juste en face et le Santa Clara apparaît dans De l’amour et autres démons.

Lorsque vous passez les portes de cet ancien couvent transformé en hôtel de luxe, vous pénétrez dans un endroit magique, avec son patio luxuriant, l’ancienne salle à manger des soeurs (les “clarisses”) reconvertie en restaurant gastronomique, le charme des arcades, et cette grande chapelle illuminée à la nuit tombée.

Pour être “Legend”, un Sofitel doit être bien plus qu’un Sofitel.

Il doit avoir une histoire et un caractère bien marqués, ce qui explique peut-être pourquoi il en existe si peu à travers le monde (Egypte, Vietnam, Pays-Bas…).

Ici en Colombie, le Sofitel Santa Clara est l’ancien couvent de Sainte Claire d’Assise, datant de 1621. De cette époque il a gardé le bâtiment colonial principal, mais aussi les éléments historiques qui donnent son âme au lieu : confessionnaux, cryptes (passez au bar pour descendre), puits, tableaux, fenêtres cachées, objets en céramique…

A Cartagena de Indias, le Legend est parfois imprécis sur un plan purement hôtelier (i’m looking at you pool bar!), mais vous en prenez plein les yeux (pas que) de A à Z, tout en bénéficiant du savoir-faire Sofitel. Après très honnêtement, j’ai connu un service plus précis dans des Sofitel qui n’étaient pas Legend (ou alors Legend : celui d’Amsterdam était beaucoup plus à niveau). Si on sort du branding autour de cette collection, il faut quand même être réaliste.

Cela signifie que la restauration est délicieuse, que la literie (MyBed) comme le petit-déjeuner ne vous décevront pas, et que vous pardonnerez l’absence de turn-down service digne de ce nom lorsque vous siroterez un cocktail signature du bar El Coro sur fond de musique live (comptez une dizaine d’euros le cocktail)


En chambre (contemporaine, n’ayant pas testé les suites historiques), machine Nespresso, prises adaptées aux appareils étrangers et produits Lanvin font la différence avec les autres hôtels de luxe de la ville, notamment du côté de Bocagrande (et malgré mon coup de coeur pour le Hyatt).

A titre personnel pourtant je ne conseille pas forcément d’y dormir – le rapport qualité/prix me paraît douteux, même si la piscine vaut franchement son pesant d’or quand il fait une chaleur de plomb sur Carthagène. Jusqu’à ce que je craque une prochaine fois…

Par contre venez y passer du temps :  boire un verre, dîner (excellentes pizzas, je précise, si vous ne souhaitez pas dîner gastronomique), vous faire chouchouter au Spa, flâner l’après-midi ou passer une partie de la soirée au Coro.

Légendaire, je vous dis.

(c) photos – mon instagram et l’hôtel

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